Habituellement pour cartographier, j'utilise un récepteur GPS qui enregistre sa position toutes les secondes (un « logger ») et un appareil photo. Pour peu que l'on connaisse le décalage d'horloge entre le GPS et l'appareil photo, il est alors possible de positionner les photos sur les traces GPS.
J'ai récupéré récemment un téléphone que son propriétaire n'utilise plus. Il est possible d'y installer des applications JAVA, de prendre des photos de qualité correcte et de démarrer sans carte SIM . Sur ce téléphone, j'ai installé le logiciel libre GpsMid qui est vraiment excellent. Il est possible de charger une carte OpenStreetMap préalablement préparée mais également de garder les traces au format GPX et aussi d'enregistrer des mémos vocaux et des photos géoréférencés (cette liste de fonctionnalités n'est pas exhaustive).
En résumer, on installe GpsMid sur un téléphone qui peut être vieux et ne servir qu'à cela. On ajoute un récepteur GPS bluetooth et on se retrouve avec un outil petit et efficace pour cartographier. Il y a « juste » une petite subtilité à connaître pour que GpsMid prennent des photos avec une résolution supérieure à 160×120 mais ce n'est pas très compliqué.
Mon appareil à cartographier (ou téléphone) dispose d'une mémoire de stockage de 25 Mo disponible (après un gros ménage). Ce n'est pas énorme. Il faut compter 1 Mo pour gpsmid. En prenant des photos de 2M pixels (1600×1200), on peut stocker plusieurs dizaines de photos, c'est déjà pas mal pour cet usage. En cas de besoin, le plupart des appareils acceptent des cartes d'extension.
Une question reste : Bluetooth + enregistrement de traces + photos, quelle est l'impact sur la batterie ?
France Bleu Armorique a contacté GULLIVER pour participer à une entrevue d'une dizaine de minutes.
Je me suis porté volontaire. D'après les échanges que nous avions eu, il était question de discuter des manifestations organisées par Gulliver mais avant, les journalistes m'ont demandé de décrire ce qu'étaient les logiciels libres car ils ne connaissaient pas. Finalement, l'entrevenue a porté quasi exclusivement sur ce sujet.
Pour entendre le résultat, j'avais programmé un enregistrement du flux mp3 de la station via la cron (wget -O flux.mp3 http://www.tv-radio.com/station/france_bleu_armorique_mp3/france_bleu_armorique_mp3-32k.m3u
). audacity m'a permis d'extraire les quelques minutes de l'entrevue et d'enregistrer le tout au format Vorbis.
Avec l'aimable permission de France Bleu Armorique, le résultat est là. N'hésitez pas à laisser un avis dans les commentaires, toute critique est bonne à prendre.
— Le 06/04/2010 – Sylvain Collilieux – Ce texte est sous licence Art Libre
Pour s'inscrire sur certains sites, il est parfois indispensable de donner son adresse électronique. Pour savoir si votre adresse a été ensuite donnée voire même vendue, il existe un moyen relativement simple : utiliser des extensions d'adresse.
Par exemple, lors de l'enregistrement, au lieu de donner l'adresse titi@toto.ba, on donne l'adresse titi+lesite@toto.ba, en remplaçant lesite par ce que vous voulez.
Le serveur de transport de courriels postfix propose cette option avec la directive recipient_delimiter. D'autres logiciels proposent ce même genre de configuration.
Insérez la directive dans la configuration de postfix :
$ sudoedit /etc/postfix/main.cf: [...] recipient_delimiter = + [...]
Avec le temps, on peut également tenir une liste pour garder la correspondance entre les sites et les adresses et établir des règles de filtrage sur le destinataire.
L'extension d'adresse peut servir dans d'autres situations, n'hésitez pas à proposer vos astuces dans les commentaires.
— Le 22/02/2010 – Sylvain Collilieux – Ce texte est sous licence Art Libre
En dégustant un yaourt « maison », il m'est venu une question : comment ferions-nous avec des yaourts privateurs ?
Je m'explique. Aujourd'hui, on trouve de nombreuses recettes sur le net pour réaliser soi-même ses yaourts. Ce n'est pas bien difficile, il faut du lait (cru c'est encore meilleur), un peu de chaleur et du ferment. C'est l'action du ferment combinée à la chaleur qui transforme le lait en yaourt.
Où peut-on trouver le ferment ? La plupart des recettes conseillent de mélanger un peu de yaourt « du commerce » avec le lait.
Que ferions-nous si le contrat d'utilisateur final du yaourt ne nous permettait pas de se servir de ce yaourt pour en créer d'autres ? On pourrait trouver cela complètement idiot mais ce type de contrat existe déjà pour les logiciels et ou pour des semences OGM. Pourquoi pas pour les yaourts ?
fennec est le navigateur de la fondation Mozilla dédié aux appareils mobiles type « ordiphone » ou mini-ordinateurs.
Fennec a été porté sur le système d'exploitation maemo installé sur les tablettes internet Nokia N800, N810 et N900. Heureux utilisateur d'une N800, j'ai essayé la bête.
J'avais déjà tenté des versions bêta de Fennec il y a quelques mois mais le logiciel était carrément inutilisable. Au début, il ne gérait pas le clavier virtuel et le N800 n'a pas de « vrai » clavier, gênant. Ensuite, les performances étaient déplorables : apt-get install, apt-get remove ;-)
La sortie d'une version 1.0.0 était l'occasion ou jamais de lui donner une nouvelle et peut-être dernière chance. Je n'ai pas perdu mon temps en téléchargeant les 12 et quelques méga octets du bouzin (bah ouais, chez Mozilla on fait dans le léger ...). C'est probablement l'application la plus lourde installée sur la tablette ;-)
La navigation avec les doigts est vraiment pratique même si j'utilise encore le stylet (par habitude ?). Un coup à gauche, on retrouve la liste des onglets. Un coup à droite, les flèches « avant », « arrière », les marque-pages et les préférences. Un coup vers le haut et la barre d'adresse apparaît.
J'aime beaucoup la fonction zoom. En tapant deux fois sur une zone de texte, Fennec zoom en s'adaptant à la largeur du texte, c'est vraiment pratique et bien fait pour lire sur de petits écrans.
La navigation reste relativement fluide même s'il ne faut pas demander la Lune, la tablette N800 n'est pas un foudre de guerre.
Les extensions s'installent facilement. Il m'a fallu quelques minutes par ajouter noscript et Adblock Plus qui permettent d'alléger la navigation et la tablette en a bien besoin. Évidemment, toutes les extensions ne sont pas disponibles pour Fennec mais je n'avais pas l'intention d'installer Firebug, restons réalistes ;-).
La « Awesome Bar » façon Firefox 3.5 a été plus au moins portée. Je suis en grand fan de cette barre chez le grand frère, un peu moins avec Fennec mais ça reste pas mal.
La barre d'adresse contient le titre de la page plutôt que l'URL. Ce serait peut-être une idée à reprendre même si elle risque d'encourager encore plus les feignants à passer par un moteur de recherche, même pour des URL simples.
Les bugs. Il arrive que la navigateur se ferme sans prévenir et c'est assez régulier. Forcément, c'est embêtant. À force d'utiliser de bons logiciels (et de plus libres), on finit par oublier ce désagrément.
La consommation mémoire n'est probablement pas si élevée que cela mais sur une pôvre N800 est ses 128Mo de RAM, c'est vraiment limite. C'est peut-être une des causes des plantages. J'ai essayé de virer le maximum de services mais 128Mo de RAM en 2010, c'est un peu juste.
Avec microb, l'ancêtre de Fennec, lorsqu'on clique longtemps sur un lien, un menu contextuel apparaît pour l'ouvrir dans un autre onglet, le sauvegarder, etc. Ce menu n'existe pas chez Fennec. Il est possible d'ouvrir un nouvel onglet mais on part de zéro, ça manque un peu quand on est habitué à Firefox.
Il ne faut pas espérer profiter des vidéos embarquées dans la balise « video » dommage mais il faut vivre avec son temps, la N800 est une ancêtre dans ce monde de geeks.
La conclusion est simple, même si Fennec n'est pas sans défaut, il pourrait bien allonger la durée de vie de ma tablette qui aura bientôt 3 ans et rien que pour ça, merci Mozilla. Je ne sais pas si j'arriverais à me passer de ce genre de terminal et j'aime bien que le matériel dure le plus longtemps possible. Si les petits problèmes de stabilité pouvaient être réglés, ce serait presque parfait.
Par contre, le web 2.0 plein de javascript, de vidéos et de trucs qui font mal aux yeux sont toujours difficile à utiliser à cause des faibles ressources de la tablette. L'apparition de sites spécifiques pour les terminaux mobiles est peut-être une solution. Ces sites finissent par être bien plus agréables à regarder que leurs gros frères qui ont tendance à prendre de l'embonpoint.